<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519</id><updated>2012-02-17T03:52:05.970+01:00</updated><category term='amérique'/><category term='joy division'/><category term='disquaires'/><category term='graham'/><category term='père'/><category term='Londres'/><category term='espaces intermédiaires'/><category term='photographie'/><category term='route'/><category term='entreprise'/><category term='esclavage'/><category term='bouquinistes'/><category term='Funk'/><category term='snobisme'/><category term='voyage'/><category term='80&apos;s'/><category term='mode'/><category term='disques'/><category term='Paris'/><category term='souvenirs'/><category term='religion'/><category term='capitalisme'/><category term='Taine'/><category term='Michael Jackson'/><category term='secte'/><category term='baudrillard'/><title type='text'>Réenchanter le monde</title><subtitle type='html'>Vint enfin un temps où tout ce que les hommes avaient regardé comme inaliénable devint objet d'échange, de trafic et pouvait s'aliéner. C'est le temps où les choses mêmes qui jusqu'alors étaient communiquées, mais jamais échangées ; données mais jamais vendues ; acquises, mais jamais achetées - vertu, amour, opinion, science, conscience, etc., - où tout enfin passa dans le commerce.
Karl Marx, Misère de la philosophie, Payot.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>27</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-8292867046809509976</id><published>2010-01-11T22:49:00.002+01:00</published><updated>2010-01-11T22:53:53.827+01:00</updated><title type='text'>Analyse du crime parfait (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0ud5RYVwjI/AAAAAAAAACw/TML8WubudBk/s1600-h/jb1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 121px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0ud5RYVwjI/AAAAAAAAACw/TML8WubudBk/s400/jb1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425603783341490738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:verdana, serif;"&gt;« La séduction, c'est le pouvoir du langage indépendamment du concept, indépendamment de la sagesse. C'est le discours du paraître. Et la vérité en tant que telle est entièrement recouverte. » &lt;i&gt;Citation de Michel Clouscard de passage chez Bernard Pivot en 1982.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;C’est Michel Clouscard qui avait raison. Non pas avant tout le monde, non pas face à Bourdieu, Baudrillard ou Deleuze pour dénoncer les méandres des systèmes d’aliénation qui transforme l’homme en simple machine reproductive des mêmes envies et des mêmes erreurs, mais en disant à quel point le pouvoir insidieux de séduction de la marchandise permettait de diluer avec profitabilité toutes velléités révolutionnaires. Les derniers comptes-rendus du front 2009 de la consommation font état de scène invraisemblable où des gens se battent pour pénétrer dans une boutique Prada au moment des soldes, avoir son précieux sésame pour le dernier spectacle « in » au Théâtre de la Ville, ou faire partie des happy fews du cocktail de tel créateur branché qui sera oublié dès le lendemain. Curieuse déroute face à une époque où il faudrait pourtant bien se battre pour autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Ces objets de prestige que chacun se plaît à posséder sont devenus de cruels marqueurs sociaux dans une société où la revendication collective à laissé sa place aux fantasmes individuels, aux délires narcissiques les plus mesquins. A quoi bon se soucier du monde du travail si effectivement on travaille toute la journée frénétiquement à s’assurer de ne jamais en faire partie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Cet attrait pour la frivolité, Michel Clouscard, en dénonce la mise en place savante dès la mise en place du plan Marshall, manne financière américaine destinée à sortir l’Europe à toute vitesse de la pauvreté afin que l’hydre communiste n’y puisse prospérer. Il fallait satisfaire rapidement les marchés de biens d’équipement de première nécessité, mais rapidement passer à la satisfaction de besojns moins fondamentaux, et tous nés de l’imaginaire de groupes de publicitaires monnayés par le grand capital pour faire tourner la machine à empocher le jackpot. Ce fut le règne du loisir frivole et détendu, de la décapotable et du juke-box. Les fils à papa criaient leur révolte en lorgnant la poitrine des starlettes cannoises, tandis que les fils d’ouvrier se contorsionnaient pour savoir comment arriver à jouir sans entrave à leur tour, aveuglés qu’ils étaient par des médias bienveillants leur narrant les frasques des riches de ce monde, des jeunes premiers en goguette (Delon), ou des insouciantes estampillées Saint-Germain-des-Prés (Sagan).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;La figure la plus pathétique, et surtout la plus hypocrite, de cet empire de la séduction, donc la Californie fut sans doute un des plus éminent laboratoire dès lors où le prurit subversif des derniers hippies révolutionnaires fut englouti dans une ultime extase frelatée, est sans conteste le mec très cool qui a orné de nombreuses pochettes de 33 tours de l’époque : le rockeur west coast. Bronzé mais pas outrageusement, en jean et bottes texanes, chevauchant sa Harley pour bien signifier au monde qu’il était libre, il appelait tout le monde à en faire autant. Se libérer des chaînes du travail, c’était aussi se libérer d’une certaine responsabilité de révolte sociale. S’émanciper du monde tentaculaire de la machine a signifié pour plus d’un refuser de se retourner sur ceux qui restaient, ceux à qui suffisaient quelques pochettes de disques pour rêver un ailleurs meilleur à jamais détaché du monde réel. Cette schizophrénie a donné des publicitaires du calibre de Séguéla, qui fut le mentor… du Parti socialiste. La boucle est donc bouclée. Le mot de la fin le bon Jacques, ami du bon François et du (moins) bon Lionel, l’a eu il n’y a pas longtemps en disant que « si on n’avait pas de Rolex à cinquante ans, c’était qu’on avait raté sa vie ».  Le pire serait tout de même de la rater à chercher à changer les rapports de classes, ce truc improbable soulevé par Karl Marx.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-8292867046809509976?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://pagesperso-orange.fr/philo-clouscard/index.html' title='Analyse du crime parfait (2)'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/8292867046809509976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=8292867046809509976' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8292867046809509976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8292867046809509976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2010/01/analyse-du-crime-parfait-2.html' title='Analyse du crime parfait (2)'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0ud5RYVwjI/AAAAAAAAACw/TML8WubudBk/s72-c/jb1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-5029910751657496021</id><published>2010-01-10T22:26:00.003+01:00</published><updated>2010-01-10T22:39:22.294+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bouquinistes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Londres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='disquaires'/><title type='text'>Analyse du crime parfait (1)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0pHrIAJsLI/AAAAAAAAACg/8WTXqN-xzFw/s1600-h/3441420866_01d4733c39_o.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 141px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0pHrIAJsLI/AAAAAAAAACg/8WTXqN-xzFw/s200/3441420866_01d4733c39_o.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425227507329249458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;L’un des crimes les plus parfaits que le capitalisme ait produit est d’ôter toute possibilité à des mouvements de création spontanés et originaux, et surtout au final subversifs, de trouver un champ commercial d’expression en rendant inaccessibles les réseaux habituels de diffusion ou de distribution à leur production. Dans le Londres des années 70, de pauvres boutiques faméliques tendaient une main ouverte aux articles sulfureux d’une production effrénée se dénichant pour les uns chez des bouquinistes, pour les autres chez des disquaires ou créateurs de vêtements comme Vivienne Westwood.&lt;br /&gt;Pour quelques Livres modestes à Londres, ou quelques centaines de Francs à Paris, on pouvait se payer un loyer et se lancer dans l’aventure d’une production expérimentale et risquer des coups fumeux, sans pour autant bâtir un business-plan et prendre un bouillon à ses débuts n’avait pas de conséquences trop fâcheuses pour la suite des événements.&lt;br /&gt;Cette époque est révolue. Combien de divines librairies fermées pour cause de propriétaire trop sensibles aux sirènes de la spéculation immobilière, de disquaires pointus (la glorieuse époque du vinyle) ayant mis la clé sous la porte car ne suivant plus l’inflation des loyers commerciaux ? Même les banlieues, autrefois grande attraction frissonnante des capitales (l’Est End londonien, Montreuil pour Paris), ne permettent plus qu’à des boutiques mainstream de tenir le coup, tablant nécessairement sur des rotations importantes de leurs stocks sur des articles reconnus immédiatement par les masses.&lt;br /&gt;Cette situation n’est pas le fruit du hasard mais découle bien d’une volonté politique programmée pour anéantir toute vie facile, toute créativité spontanée, toutes formes d’échanges basés sur la réciprocité ou le simple entraide entre gens d’une même communauté d’agglomération. Cette spéculation immobilière s’est avérée être un puissant outil de contrôle de la cité, la déshumanisant jusque dans ses moindres recoins.&lt;br /&gt;Pas étonnant alors que le ton de certaines personnes se fasse nostalgique. Le réalisateur britannique Terence Davies a réalisé sur Liverpool, sa ville, qu’il ne reconnaît plus, un vibrant hommage à travers un documentaire chargé d’une subjectivité que l’on ne pensait plus possible à l’écran. Du Douglas Sirk mâtiné d’analyse psycho-géographique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;PS : l'image illustrant ce billet est une reproduction de l'affiche de l'exposition rétrospective autour de la boutique de vêtements ouverte par Malcom Mc Laren et Vivienne Westwood à King's Road, London, à l'aube du mouvement punk.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-5029910751657496021?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/5029910751657496021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=5029910751657496021' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/5029910751657496021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/5029910751657496021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2010/01/analyse-du-crime-parfait-1.html' title='Analyse du crime parfait (1)'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0pHrIAJsLI/AAAAAAAAACg/8WTXqN-xzFw/s72-c/3441420866_01d4733c39_o.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-8508600608238112459</id><published>2010-01-10T17:35:00.004+01:00</published><updated>2010-01-10T18:04:25.546+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Taine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='espaces intermédiaires'/><title type='text'>Taine et les espaces intermédiaires</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0oIS20xJLI/AAAAAAAAACY/bYP4SUwIn-Y/s1600-h/calloixphilippe-05.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 135px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0oIS20xJLI/AAAAAAAAACY/bYP4SUwIn-Y/s200/calloixphilippe-05.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425157821168690354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Dans le tome I de son &lt;i&gt;Voyage en Italie&lt;/i&gt;, Hippolyte Taine, esthète du XIXe siècle, fin connaisseur des arts et voyageur exigeant, n’en produit pas moins un contresens interessant à analyser lorsqu’il évoque l’inconfort des moments d’attente, entre deux trains ou deux bâteaux, dans des endroits ingrats et pourtant si importants dans l’expérience du voyage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES-TRAD"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Il évoque l’ennui né de l’attente dans les stations comme une perte irremédiable sur le temps du voyage, où rien ne peut alors être créé par une pensée en suspens, comme anesthésiée par la simpe banalité ou la médiocrité des lieux. Cette appréciation est le fruit d’une époque où l’esthétique du voyage s’organisait autour de l’accumulation de sensations liées à la découverte du Beau, avec la confirmation que le droit canon délégué par les Beaux-Arts est satisfait au détour des chaque rue et devant chaque édifice. Cependant les voyageurs du XXe siècle emprunteront d’autres chemins pour raconter le monde, non plus par cette accumulation parfois fastidieuse d’émerveillements et d’agacements liés à cette recherche comptable d’un voyage érudit et impatient d’aller vérifier sur place si ce que l’on dit du pays en question tient devant celle-ci, mais ils intégreront le banal et le vernaculaire comme étant des éléments essentiels de l’expérience de l’autrui, faisant des non-lieux des zones d’incertitude permettant de cristaliser d’autres réalités liées à cette accumulation de sensations, de découvertes de soi et de l’autre. Il y a un déplacement certain de la relation de voyage qui s’opère entre les deux guerres mondiales. Sans doute une meilleure connaissance des contextes économiques et sociaux des pays traversés permet-elle d’appréhender la problématique humaine dans une plus grande dimension. On commence à comprendre que l’acitivité économique contraint culturellement des espaces entier de l’humanité. Le voyageur moderne y sera sensible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span lang="ES-TRAD"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;Pour ma part j’ai toujours tenu pour primordiale cette expérience transitoire des gares, aéroports, embarcadères de ferries, comme autant de zones d’attente permettant à l’esprit de se mettre à la fois au repos et dans une grande disponibilité d’accueil pour des expériences à venir. L’attente forcée même révèle des portions de soi-même inédites, où l’on peut se trouver assailli d’images qui n’auraient pas eu le temps de se former si l’esprit avait été plus occupé. C’est dans ces moments d’abandon à une demi-rêverie forcée, voire à un demi-sommeil mérité entre deux périodes majeures d’un voyage que ces respirations livrent le meilleur d’elles-mêmes, vous entrainant vers une vérité de votre présence ici, dans l’espace, dans le temps sans cesse mouvant du voyage qui accepte aussi d’être statique mais n’en demeure pas moins riche de sensations. Les gares feroviaires restent pour moi des lieux d’entre-deux d’une richesse inégalées. Notamment en Italie où l’architecture, la vie propre à ces lieux, forment un ensemble projetant déjà toute une vérité sur le pays traversé, sur la ville elle-même, à la fois sas de décompression et caisson de reconditionnement. Combien de fois suis-je arrivé épuisé d’un trajet, mais une fois le pied posé sur le quai, totalement regaillardi par le spectacle grandiose d’une ruche sociale qui livrait-là ses premiers secrets et donnait irrémédiablement envi d’aller en ville en connaitre l’essence. Au Mexique la donne était un peu différente. Et encore pas tant que ça. J’ai davantage fréquenté les terminaux de bus, par nécessité, et malgré leur véritable indigence parfois, ceux-ci rythmaient toujours ce passage d’un espace d’expérience à un autre, livrant quelques vérités sur les populations, avec son inévitable cortège d’odeurs culinaires, mêlées aux salissures liées à la fréquentation intensive des ces lieux. Même le plus triste des terminaux, le plus rudimentaire, même celui auquel je ne me suis arrêté que quelques minutes pour prendre un café et profiter des toilettes a trouvé sa place logique dans la continuité du voyage, permettant d’établir un lien entre deux espaces, me préparant à affronter la nouveauté car propice à la fantasmagorie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-8508600608238112459?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/8508600608238112459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=8508600608238112459' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8508600608238112459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8508600608238112459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2010/01/taine-et-les-espaces-intermediaires.html' title='Taine et les espaces intermédiaires'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/S0oIS20xJLI/AAAAAAAAACY/bYP4SUwIn-Y/s72-c/calloixphilippe-05.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-4719417671083901113</id><published>2009-11-16T16:53:00.003+01:00</published><updated>2009-11-16T17:17:54.989+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Funk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Michael Jackson'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='80&apos;s'/><title type='text'>Nous n'avons (heureusement) pas tous du Michael Jackson en nous</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SwF7KDc--7I/AAAAAAAAACI/cely1ML7ce8/s1600/jitterbug.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 220px; height: 168px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SwF7KDc--7I/AAAAAAAAACI/cely1ML7ce8/s400/jitterbug.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404736440477088690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Non, cher Frédéric Mitterrand, je n’ai pas de Michael Jackson en moi ! Au contraire, l’amateur de jazz, de funk que je suis, mais aussi de rock et accessoirement de tout ce que les années punk et post-punk ont pu façonner de plus créatif en terme musical, a pris un soin intense à sortir le MJ qui pouvait avoir cette tentation de s’insinuer en moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Non, jamais la belette qui couine n’aura eu l’occasion de m’épater dès lors où elle est entrée dans les 80’s par la porte dorée de la superproduction façon Quincy Jones. Cette musique que j’ai toujours trouvée trop peu spontanée pour être honnête a toujours eu pour moi les relents détestables des fêtes frelatées, de fins de soirées exténuées dans des boites de banlieue déprimées, où des pseudo-branchés (c’est le terme de l’époque) se trémoussaient en glorifiant leur quart d’heure de blackitude  comme dans un snapshot warholien désespéré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est l’époque où le moindre James Brown ou Otis Redding faisait de toutes les façons mille fois mieux l’affaire, et où les Talking Heads avaient balisé la route d’un funk blanc et définitif que seul un petit gars nerveux comme James Chance voulait bousculer. Versant anglais, la scène rock se détaillait entre Cabaret Voltaire et Gang of four pour entraîner sur les pistes de danse quelques dandies désabusés. Qui dit mieux ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-4719417671083901113?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/4719417671083901113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=4719417671083901113' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/4719417671083901113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/4719417671083901113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2009/11/nous-navons-heureusement-pas-tous-du.html' title='Nous n&apos;avons (heureusement) pas tous du Michael Jackson en nous'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SwF7KDc--7I/AAAAAAAAACI/cely1ML7ce8/s72-c/jitterbug.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-8275420865273967294</id><published>2008-12-08T16:59:00.006+01:00</published><updated>2008-12-08T17:26:27.457+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='amérique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='religion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='graham'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='secte'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='baudrillard'/><title type='text'>This is Religion (II)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/ST1KL_HcALI/AAAAAAAAABo/dZXpAKDsLcc/s1600-h/Shakers.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277455908129734834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 111px; CURSOR: hand; HEIGHT: 76px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/ST1KL_HcALI/AAAAAAAAABo/dZXpAKDsLcc/s320/Shakers.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Bonne lecture sur laquelle je souhaitais publier un post, transversale comme je les aime, d’un livre de l’artiste plasticien Dan Graham autour du rock et de la religion. Dans son &lt;em&gt;« Rock music : textes »,&lt;/em&gt; recueil de notes variées au gré de l'humeur sur Patti Smith ou l’école de Francfort, les sectes fondatrices de l’Amérique profonde et superstitieuse et l’esprit des pionniers. Pour ce qui concerne ces sectes, arrivées sur le contient avec les premiers pionniers, Graham nous rappelle nombre de ces groupes religieux, vivant pour certains dans des espaces totalement autarciques, sans contact donc avec la société américaine sensée les avoir intégrés, constituent une sorte de socle spirituel inattaquable par la majorité des pouvoirs locaux. Il évoque ainsi les Shakers et les Puritains, groupe historiques auxquels nous pouvons ajouter les Mormonts, que Baudrillard évoque lui dans &lt;em&gt;« Amérique »&lt;/em&gt; comme étant l’essence-même de la paranoïa américaine, dévoués qu’ils sont à enregistrer sur ordinateur la généalogie de l’humanité, blanche il va sans dire (on se demande si c’est pour soulager les disques durs ou parce que leur vision de l’humanité se restreint d’elle-même à un corps social « civilisé » exempt de résidus d’un monde sauvage par essence « impur »).&lt;br /&gt;Ces groupes religieux élaboraient des théories selon lesquelles l’homme était né mauvais et devait se racheter dans le travail. Lors de leur arrivée en « terre promise », ces pionniers, pour beaucoup parias dans leurs pays d’origines, arraivaient donc avec la certitude de pouvoir créer une société utopique, un monde dont le péché originel, le Mal absolu, serait chassé à tout jamais. C’est aussi cette « utopie réalisée » qui se serait affranchie du monde primitif, donc du désir, de l’angoisse de la mort, que Baudrillard relèvera dans son opus de 1984 (belle date de publication, n’est-ce pas !). Ces groupes religieux mirent alors toute leur énergie à « nettoyer » la terre des mécréants, qu’ils soient blancs ou rouges de peau.&lt;br /&gt;L’Amérique se forgeait alors dans l’idée d’accomplir une « mission spirituelle ». Toute ressemblance avec un état religieux créé de toutes pièces au Moyen-Orient en 1948 avec la bénédiction... britannique n’est évidemment pas fortuite.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;PS : Le lien internet auquel vous pouvez accéder en cliquant sur le titre de cet article vous dirigera sur une page rédigée par un historien realtant la secte des French Prophets, Camisards cévenols arrivés en Angleterre au début du XVIIIe siècle, et qui formerons une partie de l'ossature de ce groupe religieux qui deviendra les Shakers de l'autre côté de l'Atlantique (Parfois les liens Blogger sont capricieux. L'adresse du site en question est : www.camisards.net).&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-8275420865273967294?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/8275420865273967294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=8275420865273967294' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8275420865273967294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8275420865273967294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2008/12/this-is-religion-ii.html' title='This is Religion (II)'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/ST1KL_HcALI/AAAAAAAAABo/dZXpAKDsLcc/s72-c/Shakers.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-6929449602388898013</id><published>2008-12-05T17:12:00.008+01:00</published><updated>2008-12-08T19:11:04.802+01:00</updated><title type='text'>Métaphysique de l'ailleurs</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/ST1jGfnI5RI/AAAAAAAAABw/3HKZAPJ_8Rw/s1600-h/sufism.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277483301564114194" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 121px; CURSOR: hand; HEIGHT: 121px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/ST1jGfnI5RI/AAAAAAAAABw/3HKZAPJ_8Rw/s320/sufism.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;"Henry Corbin a ouvert au regard de l'Occident l'existence d'un monde jusqu'alors complètement inconnu : la profonde spiritualité des grands mystiques shiites et la philosophie développée dans l'Orient du monde musulman, en particulier en Iran, après la mort d'Averroès. Son œuvre, centrée dans la connaissance et la spiritualité islamique, mais développée dans le contexte des trois religions monothéistes, comprend un nombre considérable d'études sur les rites, ainsi que des traductions et éditions de textes anciens inédits, arabes et persans, qu'il récupéra lui-même patiemment dans les bibliothèques de Turquie et d'Iran." &lt;em&gt;(Présentation extraite du site des Amis de Henry et Stella Corbin)&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;La place des mystiques dans la pensée est essentielle pour comprendre les différentes formes de trancendance de l'être. Les poésies de Jean de la Croix sont là pour en témoigner. Les écrits de Rûmi, poète mystique de l'islam également.&lt;br /&gt;Un court extrait de la pensée d'Henri Corbin :&lt;br /&gt;« Le thème que nous nous proposons pour ces journée d'études s'enchaîne étroitement à notre thème de l'aimée dernière. Prenant les mots "Orient" et "Occident" non point en leur sens géographique ou ethnique, mais au sens spirituel et métaphysique que leur donne la tradition, nous avions mis en contraste les "pèlerins de l'Orient et les vagabonds de l'Occident". Il s'agit maintenant de savoir comment tenter le pèlerinage vers l'Orient et nous arracher au vagabondage. Avant tout, il faut découvrir la voie. Avec quels yeux faut-il regarder pour découvrir cette voie et s'y engager. »&lt;br /&gt;La voie vers l'Orient est une des voies possible pour se désengager du matérialisme occidental destructeur à l'oeuvre dans le capitalisme qui rabaisse les sociétés à la plus élémentaires des barbaries.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-6929449602388898013?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/6929449602388898013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=6929449602388898013' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/6929449602388898013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/6929449602388898013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2008/12/mtaphysique-de-lailleurs.html' title='Métaphysique de l&apos;ailleurs'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/ST1jGfnI5RI/AAAAAAAAABw/3HKZAPJ_8Rw/s72-c/sufism.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-1200621775094320373</id><published>2008-12-05T16:49:00.004+01:00</published><updated>2008-12-05T17:09:55.069+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='entreprise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='esclavage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='capitalisme'/><title type='text'>Le capitalisme total</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlSSq29tRI/AAAAAAAAABg/oO3XvJeFzuQ/s1600-h/lehman.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276338919137195282" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 78px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlSSq29tRI/AAAAAAAAABg/oO3XvJeFzuQ/s320/lehman.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je me suis toujours demandé de quelle naïveté étaient faits les gens qui croyaient que le capitalisme avait un objectif humaniste, créant un système de dépendance à l'économie sans précédent dans l'histoire des sociétés humaines, refusant les critiques et les diverses alertes lancées depuis le début de la pensée économique par les plus brillants esprits de la planète. La réponse tient en partie dans sa terrible propension à s'autojustifier sans cesse, même sur ses propres ruines comme il le fait en 2008 au meilleur de la crise qu'il a engendrée.&lt;br /&gt;Je propose aux sceptiques la lecture de l'extrait ci-dessous :&lt;br /&gt;"Le capitalisme moderne est organisé comme une gigantesque société anonyme. A la base, trois cents millions d'actionnaires contrôlent la quasi- totalité de la capitalisation boursière mondiale. Souvent d'âge mûr, de formation supérieure, avec un niveau de revenus relativement élevé, ils confient la moitié de leurs avoirs financiers à quelques dizaines de milliers de gestionnaires pour compte de tiers dont le seul but est d'enrichir leurs mandants. Les techniques pour y parvenir s'appuient sur les règles du "gouvernement d'entreprise" et conduisent à des exigences de rentabilité excessives. Elles transforment les chefs d'entreprise en serviteurs zélés, voire en esclaves dorés des actionnaires, et polluent de pure cupidité la légitime volonté d'entreprendre. Ainsi le capitalisme n'est pas seulement le modèle unique d'organisation de la vie économique mondiale: il est devenu "total" au sens où il règne sans partage ni contre-pouvoir sur le monde et ses richesses."&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jean Peyrelevade, "Le capitalisme total" - Seuil 2005.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;PS : La photographie qui accompagne ce post est un portrait des brillants investisseurs Lehman Brothers, émigrés Allemands qui développèrent une activité de placements et de conseil aux Etats-Unis d'abord au XIXe siècle en spéculant sur le coton. C'est-à-dire sur le travail des esclaves noirs dans les champs de cette culture qui était source d'importants revenus à l'époque.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-1200621775094320373?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/1200621775094320373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=1200621775094320373' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/1200621775094320373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/1200621775094320373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2008/12/le-capitalisme-total.html' title='Le capitalisme total'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlSSq29tRI/AAAAAAAAABg/oO3XvJeFzuQ/s72-c/lehman.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-1031640930358198714</id><published>2008-09-11T18:58:00.002+02:00</published><updated>2008-09-11T19:04:40.420+02:00</updated><title type='text'>1971</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SMlPno8HNnI/AAAAAAAAAAk/TYKTTdUEUFw/s1600-h/pelieu1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SMlPno8HNnI/AAAAAAAAAAk/TYKTTdUEUFw/s320/pelieu1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244810783472694898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Claude Pélieu écrit en 1971 :&lt;br /&gt;"1971, je me souviens... Londres roupillait, Paris était un charnier d'idées, ici plus rien n'existait, plus rien ne pouvait durer - tous morts - par centaines ils sont tombés dans le trou du souffleur, techniquement morts, vous comprenez ?...&lt;br /&gt;Ils ont bonne mine les sociologues, les analystes, les militants, les journalistes, et tous ceux qui découvrirent l'Amérique - de quoi parlent-ils terrés dans leurs bunkers universitaires ou dans leurs crèches sauvages, leurs gros culs dans la choucroute ? De quelle société ? De quels nègres ? De quelle contre-culture ? De quels mouvements de libération ?... exotisme, parano... certains évoquent encore ces petits équipages subversifs, intensément cultivés, traversant l'Atlantique, quinze ou vingt ans après, avec Nikons et mini-cassettes atteignant la côte West avec Hertz et quelques gauchistes hébétés... « Marx et le p'tit Jésus bouddhique vous saluent bien », disait Jimmy Cul-de-Poisson... Mon Dieu ! Mystiques de prisunic et rabbins chétifs !... Plus de mystère, plus de féerie, rien ni personne - seule survit la bonne grosse connerie militante, et les mauvaises odeurs de la nouvelle gauche... mousse verdâtre phosphorescente dans les yeux bigles de l'interlocuteur."&lt;br /&gt;Je me souviens de Claude Pélieu. De "tatouages mentholés et cartouches d'aube" que je lisais fébrilement dans un joli café vers la rue Drouot, parce que la vie me semblait ne pouvoir ressembler qu'à ça, à des heures de lectures diverses dans des cafés qui à l'époque sentaient encore le vieux Paris, et étaient faits de tables lourdes et gracieuses à la fois, de sièges élégants s'accordant avec lesdites tables. Je me croyais en Italie ; déjà. Je me souviens qu'il avait traduit Burroughs, et que la rumeur courrait qu'il avait filmé le MC5 en concert. Rien que ça, ça vous colle un bonhomme… Je sais surtout que plu spersonne n'écrira comme ça. Que la langue n'éclatera plus jamais en mille éclats comme ça. Que le rock ne sera plus jamais comme ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-1031640930358198714?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/1031640930358198714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=1031640930358198714' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/1031640930358198714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/1031640930358198714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2008/09/1971.html' title='1971'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SMlPno8HNnI/AAAAAAAAAAk/TYKTTdUEUFw/s72-c/pelieu1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-731020316705175750</id><published>2008-09-11T18:36:00.004+02:00</published><updated>2008-09-11T18:51:24.067+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='père'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='disques'/><title type='text'>Les disques de mon père</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SMlMQmo6MoI/AAAAAAAAAAc/MksysZwMw-o/s1600-h/Walk.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 262px; height: 258px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SMlMQmo6MoI/AAAAAAAAAAc/MksysZwMw-o/s400/Walk.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5244807089183404674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:100%;"  &gt;Cette pochette de quarante-cinq tour est une des innombrables pochettes de disques que mon père nous a laissées vides, à ma mère et moi, lorsqu'il a quitté le domicile conjugal, en 1966. Je ne devais plus le revoir pendant dix-sept ans. J'ai vécu une relation étrange avec cette pile de pochettes vidées de leur substance même, la rondelle de cire noire et magique qui aurait trouvé sa place sur l'électrophone familial, de marque allemande. Du bon matériel car mon père était du genre exigeant sur la qualité. Du coup, le fait qu'il se livre à une telle négligence, embarquer des disques sans prendre les pochettes, m'a interrogé toute ma vie, et je n'ai même pas eu le courage de lui demander la réponse lorsque nous nous sommes retrouvés dans les années quatre-vingt.&lt;br /&gt;Maintenant ces pochettes sont chez moi. Mon père est décédé depuis peu. Je suis censé récupérer les disques qui dormaient dans une cave. Pour l'anecdote il n'y en avait que deux, si ma mémoire est bonne, qu'il avait omis de vider. "Reach out", des Four Tops, et "Les copains d'abord", de Brassens. Je les ai fait tourner sans cesse, des années durant. Il ont sans doute contribué à former mes premiers goûts musicaux. Qu'advient-il aux enfants à qui leur parents ne laissent aucun disques ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-731020316705175750?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/731020316705175750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=731020316705175750' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/731020316705175750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/731020316705175750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2008/09/les-disques-de-mon-pre.html' title='Les disques de mon père'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/SMlMQmo6MoI/AAAAAAAAAAc/MksysZwMw-o/s72-c/Walk.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-8877240422833895956</id><published>2007-10-22T11:39:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T02:29:17.299+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='route'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='photographie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyage'/><title type='text'>Pour Nicolas Bouvier</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/Rymx-VeSVRI/AAAAAAAAAAU/kj4K4k-BrbU/s1600-h/usage01.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5127825335212201234" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/Rymx-VeSVRI/AAAAAAAAAAU/kj4K4k-BrbU/s320/usage01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular;font-size:-1;"&gt;Sans doute avez-vous été quelques-uns à vous demander pourquoi ce blog était intitulé "Usage du monde". Certains ont dû rechercher vainement une allusion directe au livre formidable de Nicolas Bouvier, et bien que certaines traces laissaient supposer que le voyage et la découverte de l'autre se trouvaient d'une manière au centre de mes préocupations premières, jamais je n'avais songé à placer un post directement consacré à cet unique écrivain, suisse comme mes ancêtres, qui a su restituer l'intériorité du voyage comme peu avant lui. Certes de Chateaubriand à Michaux il y a eu des relations écrites autour du voyage d'une grande richesse à la fois littéraire et philosophique. Mais chez Bouvier j'ai trouvé une conivence avec ma propre expérience, notamment lors de mon voyage au Mexique au début des années 90, déroulant vérités et démontant moults clichés sur le but de la quête intérieure du voyageur qui en ont fait un objet unique, assorti de nombreuses photographies aujourd'hui remarquablement éditées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular;font-size:-1;"&gt;Je ne peux résister à la tentation de citer ci-après un extrait des plus célèbres de "l'Usage du monde".&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"C'est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l'envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu'on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular;font-size:-1;"&gt;"L'usage du monde", Nicolas Bouvier, Petite bibliothèque Payot / Voyageurs, 1992.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-8877240422833895956?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.moncelon.com/bouvier2.htm' title='Pour Nicolas Bouvier'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/8877240422833895956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=8877240422833895956' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8877240422833895956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/8877240422833895956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2007/10/pour-nicolas-bouvier.html' title='Pour Nicolas Bouvier'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/Rymx-VeSVRI/AAAAAAAAAAU/kj4K4k-BrbU/s72-c/usage01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-7067734216444388666</id><published>2007-10-12T19:08:00.000+02:00</published><updated>2008-12-10T02:29:17.502+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='joy division'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='snobisme'/><title type='text'>Chère Agnès b.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/Rw-9xJjH2pI/AAAAAAAAAAM/3LFDrhk4ABY/s1600-h/joy_division1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5120519953418017426" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 260px; height: 215px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/Rw-9xJjH2pI/AAAAAAAAAAM/3LFDrhk4ABY/s400/joy_division1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je souhaitais vous écrire un petit mot pour vous dire combien j'étais touché de voir que vous proposiez dans vos deux boutiques de la rue du Jour, à Paris, dans l'inestimable quartier des Halles, une remarquable exposition de photographies de Pierre René-Worms consacrée à Joy Division, le groupe emblématique des années 80, qui aura marqué son époque par sa radicalité musicale. Cette exposition tombait bien car, à côté de l'actualité de la sortie du film "Control" dont vous faites une belle présentation dans lesdites boutiques (plutôt chez l'homme...), ces images se révélèrent d'un pouvoir d'évocation immense face à ce que j'avais connu du quartier Saint-Eustache, de ces alentours du nouveau forum des Halles où l'on voit le groupe se dégourdir avant de plonger aux Bains-Douches avant de faire leur balance.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Tout cela était doux et bercé d'un tendre sentiment jusqu'au moment où, après avoir saisi l'âme de chaque image, pénétré le moindre recoin du souvenir (quelle belle image que celle prise à l'intérieur de l'église Saint-Eustache !) et de la nostalgie, je me suis attardé un peu pour flâner et regarder les artcicles proposés à la vente. Et là, très chère Agnès b., tout ce que je voyais, la moindre étiquette de prix, le moindre produit au look gentiement "branché", semblait contredire dans le moindre détail les sentiments développés plus avant. J'ai vainement cherché un article qui soit, disons, abordable, dans le sens où une personne honnête, ayant un travail honnête, avec un revenu "normal", puisse se l'offrir. Je suis resté effrayé (en toute discrétion pour ne pas troubler les conversations de circonstance des vendeurs, du style : "Tu as vu Control ? - Non, tu sais, Joy Division ce n'est pas mon truc"). Je devais d'ailleurs être le seul client vers 12h00 ce jeudi-là. Ils devaient être 4 ou cinq, avec un colosse noir pour le service d'ordre. Alors je me demande chère Agnès b. dans quel monde jouez vous, et surtout quel public peut encore mordre à cet univers factice de la mode et de la branchitude chic et se servir de l'image d'un groupe comme celui-ci (et du drame qu'a été pour ses membres la perte tragique de leur chanteur) pour l'utiliser comme vernis sociétal d'une civilisation qui avance sur les pas de sa propre ruine. Finalement, en réécoutant ces hymnes diffusés (à bas niveau bien entendu) dans les enceintes au niveau des cimaises, dont je connais chacune des notes, j'ai pensé alors que c'était de cette perte dont ils nous parlaient.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-7067734216444388666?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/7067734216444388666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=7067734216444388666' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/7067734216444388666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/7067734216444388666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2007/10/chre-agns-b.html' title='Chère Agnès b.'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/Rw-9xJjH2pI/AAAAAAAAAAM/3LFDrhk4ABY/s72-c/joy_division1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-117520441120676896</id><published>2007-03-30T00:17:00.000+02:00</published><updated>2007-10-22T11:53:18.636+02:00</updated><title type='text'>Paris d'un autre temps</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/2888/1442/1600/619189/moineau.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; width: 208px; height: 158px;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/2888/1442/400/828563/moineau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Brion Gysin, peintre, écrivain, performeur, poète rock, ami de la beat generation, raconte son Paris des années d'avant-guerre dans l'excellent "Underground, l'histoire", lorsque le mot fête prenait un sens démesuré, où Montparnasse menait la danse, avant d'entendre le pas cadencé des bottes nazies de l'occupant.&lt;br /&gt;Un Paris que nous ne connaîtrons plus, que peu d'entre nous ont véritablement connu d'ailleurs. Un Paris où il était possible de se perdre dans des rues sans âges mais pleines de cette "aura" qui fait les grandes villes, ce que Walter Benjamin manifiera dans ses textes sur les passages parisiens. Un Paris des Halles et des petits bistrots où on pouvait vivoter de pas grand chose, et se laisser aller à la bohême sans arrière-pensée. Ce Paris-là beaucoup d'américains l'on aimé : Bowles, Miller, Burroughs, Ginsberg et de nombreux jazzmen aussi. "Le sexe restait simple et drôle. Les bordels ignoraient la honte : des petits bars gentils où tu prenais un verre, tu bavardais avec Madame."&lt;br /&gt;Mais ce Paris nous renseigne aussi sur le nôtre. Le Paris de la corruption et de l'urbanisme éfréné, des années Chirac et de la balafre ignoble qui lui sera infligée autour des Halles et à Belleville, pour ne citer que ces deux quartiers historiques qui donneront raison à Guy Debord lorsqu'il dira qu'il n'est plus possible de dériver dans cette ville dès les années soixante comme ce fut le cas auparavant. Paris était fini, miné par la réussite sociale et l'appât du gain facile lors des "Trente glorieuses". Jean-François Bizot, inestimable journaliste "branché" d'Actuel demande à Brion Gysin : "Quelle était la clientèle des restaurants [...], le pouvoir d'achat des masses devait être des plus tassés ?" "Tout coûtait moins cher, répond Gysin. Même les prix de la Coupole étaient populaires. La télé ne bloquait pas les gens, le peuple occupait encore le centre de la ville."&lt;br /&gt;Une ville qui appartenait encore au peuple, c'est cela que nous avons fini par perdre. Une ville faite d'artisans et de bougnats, de classes mélangées déambulant en soirée sur les boulevards éclairés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-117520441120676896?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/117520441120676896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=117520441120676896' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/117520441120676896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/117520441120676896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2007/03/paris-dun-autre-temps.html' title='Paris d&apos;un autre temps'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-113823108052407231</id><published>2006-01-26T00:03:00.001+01:00</published><updated>2008-12-08T17:20:42.394+01:00</updated><title type='text'>This is religion (I)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/2888/1442/1600/103760/Momons.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/2888/1442/400/446395/Momons.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span lang="FR"   style="font-family:georgia;font-size:10;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;b  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je crois qu'il est temps de parler et laisser parler un peu de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;religion&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; sur ce blog. Pas de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;foi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;, mais de cette fichue religion, ou des ces religions, issues du monothéisme et qui entraînent à leur suite une foule hagarde qui ne demande qu'à croire à d'improbables balivernes dont la &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;valeur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; serait attestée par l'existence de livres archaïques qui interdisent comme par je ne sais quel sortilège la lecture des oeuvres des philosophes de l'Antiquité. Et je ne parle même pas de Nietszche et Spinoza, passés par pertes et profits de l'Eglise.&lt;br /&gt;J'ai invité Gore Vidal à ouvrir le feu. La citation qui suit est tirée d'une inerview donnée au quotidien Libération (pour une fois inspiré). On demandait à l'écrivain américain : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Que pensez-vous de la religion, aujourd'hui, outre-Atlantique ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;« C'est l'œuvre du diable. Il n'y a peut-être pas de bon Dieu, mais il y a sûrement un diable et sa passion dominante, c'est la religion des fondamentalistes protestants. Je crois que mon pays commence, à de nombreux égards, à ressembler à une théocratie. Par le biais de la télévision, les évangélistes lèvent des fonds considérables qu'ils investissent ensuite pour faire élire des obscurantistes attardés. Comme il n'y a pas de système d'éducation publique, la grande majorité de mes concitoyens est d'une ignorance à faire peur. Ils ne savent pas où est l'Irak. Ils prennent tout ce que le gouvernement leur dit pour parole d'Evangile. Bon sang, n'importe quel pays normal se serait révolté contre cette guerre ! Mais nous sommes un pays anormal, gouverné par des experts en publicité mensongère. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-113823108052407231?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/113823108052407231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=113823108052407231' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113823108052407231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113823108052407231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2006/01/this-is-religion-part-1.html' title='This is religion (I)'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-113820651810279718</id><published>2006-01-25T17:23:00.000+01:00</published><updated>2006-01-25T17:33:05.140+01:00</updated><title type='text'>All along the freeways... *</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/freeways1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/400/freeways1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;p class="MsoNormal"  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:11;"&gt;"Il ne s’agit pas de faire la sociologie ou la psychologie de l’automobile. Il s’agit de rouler pour en savoir plus long sur la société que toutes les disciplines réunies.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Cette manière de bondir des automobiles américaines, de décoller en souplesse, due à la conduite automatique et à la direction assistée. S’arracher sans effort, dévorer l’espace sans bruit, glisser sans secousse (le profil des routes et des autoroutes est remarquable, égal à la fluidité des mécaniques), freiner en douceur quoiqu’intantanément, progresser comme sur un coussin d’air, n’avoir plus l’obsession de ce qui vient devant, ou de ce qui vous dépasse (ici il y a une convention tacite du roulement collectif, en Europe il n’y a que le code de la route) – tout ça créé une expérience nouvelle de l’espace, et de tout le système social du même coup. L’intelligence de la société américaine réside tout entière dans une antrophologie des moeurs automobiles – bien plus instructives que les idées politiques. Faites dix mille miles à travers l’Amérique, et vous en saurez plus long sur ce pays que tous les instituts de sociologie ou de science politique réunis." Jean Baudrillard, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amérique&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* The Doors.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-113820651810279718?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/113820651810279718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=113820651810279718' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113820651810279718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113820651810279718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2006/01/all-along-freeways.html' title='All along the freeways... *'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-113413803434552265</id><published>2005-12-09T15:20:00.000+01:00</published><updated>2005-12-09T21:04:50.773+01:00</updated><title type='text'>Fénelon écrit à son roi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/F%3F%3Fnelon.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/320/F%3F%3Fnelon.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Au cours du règne de Louis XIV, qui fut le grand inventeur de la "politique comme spectacle permanent", avec sa cour à sa traîne, ses maîtresses multiples, son souci de concentrer les pouvoirs, François de Pons de Salignac de la Mothe-Fénelon, son petit-fils, alors précepteur du Dauphin, le duc de Bourgogne, lui écrit une lettre en 1693 dont le contenu fait résonnance avec la situation de quasi-monarchie que nous connaissons en France actuellement. Cette France de la fin du XVIIe siècle souffre et les finances sont épuisées par la guerre et les fastes de cour. Fénelon, homme d'église et écrivain qui a écrit sur l'éducation des jeunes filles (on est assez loin cependant du manuel de Pierre Louys) ne retient plus sa plume et adresse au roi un long texte dont sont extraites les lignes qui suivent : "(...) Cette gloire qui endurcit votre coeur vous est plus chère que la justice, que votre propre repos, que la conservation de vos peuples, qui périssent tous les jours des maladies causées par les famines. Voilà, Sire, l'état où vous êtes. Vous vivez comme ayant un bandeau sur les yeux."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Alors nos politiciens autistes et de fait ébahis découvrent que la critique de la politique traverse les âges de façon fort pertinente. Ne nous leurrons pas, nous sommes bel et bien toujours en monarchie, et la marchandise fétiche n'est que le nuage du magicien destiné à endormir nos sens. Vous dormez, le saviez-vous ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-113413803434552265?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/113413803434552265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=113413803434552265' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113413803434552265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113413803434552265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/12/fnelon-crit-son-roi.html' title='Fénelon écrit à son roi'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-113308955443746764</id><published>2005-11-27T12:04:00.000+01:00</published><updated>2005-11-27T19:08:16.350+01:00</updated><title type='text'>Thucydide, Livre VIII, chapitre 66</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/Thucydide.2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/400/Thucydide.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Thucydide est une figure de l'Antiquité grecque. Né à Athènes en - 460 et décédé en - 395, il est le premier historien connu à avoir saisi l'importance d'analyser les événements dans leur globalité économique et sociale, et non seulement en faisant un simple compte rendu historique de ceux-ci. Se documentant sur les armées en présence, il écrira une oeuvre unique et d'importance à laquelle Guy Debord fera référence : "Histoire de la guerre du Péloponnèse".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Debord relève qu'au livre VIII, chapitre 66, de la "Guerre du Péloponnèse" Thucydide dit, à propos des opérations d'une autre conspiration oligarchique, une chose qui fait singulièrement écho avec la situation sociale actuelle, révélée par la crise des banlieues : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu'ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l'examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu'effrayait le nombre des conjurés. Lorsque quelqu'un essayait malgré tout de les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode de le faire mourir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Les meurtriers n'étaient pas recherchés et aucune poursuite n'était engagée contre ceux qu'on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu'ils s'estimaient heureux, même en restant muets, d'échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu' ils n'étaient, ils avaient le sentiment d'une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu'il leur fût possible de découvrir ce qu'il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu'on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallu pour cela s'adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n'avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance et l'on se demandait si celui auquel on avait affaire n'était pas de connivence avec les conjurés. Il y avait en effet parmi ces derniers des hommes dont on n'aurait jamais cru qu'ils se rallieraient à l'oligarchie. »&lt;br /&gt;(Un lien vous envoie en cliquant sur le titre de l'article vers le site de l'association Thucydide créée par des historiens dénonçant l'exploitation spectaculaire des événements de société au détriment de l'analyse des causes profondes de ceux-ci. Posture à méditer dans le règne du spectaculaire intégré).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-113308955443746764?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/113308955443746764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=113308955443746764' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113308955443746764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113308955443746764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/11/thucydide-livre-viii-chapitre-66.html' title='Thucydide, Livre VIII, chapitre 66'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-113138061163012665</id><published>2005-11-07T17:04:00.000+01:00</published><updated>2005-11-07T17:23:31.640+01:00</updated><title type='text'>Euthanasier le vieux monde</title><content type='html'>C'est la saison qui nous oblige à reprendre quelques vieux ouvrages qui traitaient des choses vues et entendues jusque dans les salles de cours, à l'époque où l'enseignement de l'Histoire était une chose encore suivie par des enfants attentifs n'en croyant pas leurs yeux tellement les promesses étaient belles d'un monde réenchanté duquel toute forme de barbarie serait exclue.&lt;br /&gt;Et puis les enfants ont vieilli. Les certitudes se sont transformées en inquiétudes, puis en angoisses diverses. Et l'Histoire a exécuté ses hoquets malheureux et nous avons compris qu'il n'en serait rien. Alors à l'instar de Richard Huelsenbeck, dadaïste de la première heure, nous réclamons la mise à mort des anciennes valeurs qui ont propulsé sur le devant de la scène les icônes flétries du monde de la finance et de la politique qui se tortillent dans une danse du ventre d'une insupportable obscénité, piétinant les cadavres encore tièdes des enfants du tiers-monde inféodés à un destin supérieur.&lt;br /&gt;Huelsenbeck écrivait ceci en 1920 : " La guerre nous avait projettés par-dessus les frontières de nos patries... nous étions tous d'accord : la guerre avait été fomentée par les différents gouvernements pour les raisons les plus platement matérialistes ; nous, les Allemands, nous connaissions "J'accuse" sans quoi il eût été bien difficile de nous convaincre que le Kaiser et ses généraux aient pu être qualifiés d'hommes honnêtes. Ball était réfractaire et moi-même j'avais pu échapper de justesse aux poursuites de ces valets de bourreaux qui, pour des raisons soit-disant politiques, entassent les hommes dans les tranchées du nord de la France et leur donnent des grenades à bouffer. Aucun de nous n'avait ce genre de courage, qui consiste à se faire fusiller pour une nation qui, dans le meilleur des cas, n'est qu'un consortium de trafiquants de fourrures et de peaux, et dans le pire, une association de psychopathes s'en allant, comme dans la "patrie" allemande, avec un livre de Goethe dans leur havresac, pour embrocher à la baïonnette Français et Russes."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-113138061163012665?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/113138061163012665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=113138061163012665' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113138061163012665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/113138061163012665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/11/euthanasier-le-vieux-monde.html' title='Euthanasier le vieux monde'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112967065698981703</id><published>2005-10-18T22:56:00.000+02:00</published><updated>2005-10-18T23:24:16.996+02:00</updated><title type='text'>Les Tarahumaras et le déclin de l'Occident</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/Chamans.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/320/Chamans.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Au début du XXe siècle l'ethnologue suédois, Carl Von Lumholtz, photographiait pour la première fois sans doute des indiens Tarahumaras dans la sierra du même nom au Mexique. Déjà retranchés sur les hauteurs escarpées d'une région âpre à l'hiver rigoureux pour échapper aux agressions des colons espagnols, ce sont ces mêmes indiens qu'Antonin Artaud croisera quelques années plus tard et qui seront pour lui l'objet d'une révélation unique. Cette vision sera traduite dans un des plus beaux textes de l'écrivain, et de la littérature française, tant il y est question d'un au-delà de la langue et de la narration. Artaud nous invite à découvrir une "race principe", ce sont ses termes ; race d'hommes d'une pureté qui n'a pu se trouver que dans les balbutiements de l'humanité, encore vouée à ses cultes précolombiens, dont l'adoration du peyotl.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ces indiens Tarahumaras tels que je les ai croisés lors de mon voyage mexicain, habitaient encore pour quelques-uns des habitations troglodytes sur les plateaux, marchant nus-pieds sur le sol gelé pour vendre quelques vaneries ou des arcs jouets pour touristes américains qui ne s'aventuraient pas au-delà de la voie ferrée de Creel, la petite ville centrale désservant le secteur. Au hasard d'une visite dans un pueblo je ferai quelques photos de danseurs comme ceux que vous voyez sur celle de l'article, mais en noir et blanc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Cette dévastation due à l'Occident nous la comprenons encore plus profondément à l'aide de ce qu'en dit Claude Levi-Strauss au retour de sa mission en Amazonie chez les indiens Bororo, conscient qu'une "aube" de l'humanité disparaît sous ses yeux. C'était en 1935 : "L'explosion démographique, où l'Occident à sa part de responsabilité, réduit à une vitesse effrayante la distance vitale entre les êtres. Quand au progrès, il se dévore lui-même. De plus en plus, les avancées de la science et de la technique, y compris les conquêtes de la médecine - bienfaits pour les individus et méfaits pour l'espèce -, ont pour bénéfice principal, souvent pour excuse alléguée, de compenser les conséquences néfastes engendrées par les progrès précédents. Ce faisant, d'autres conséquences néfastes résultent, auxquelles il faudra inventer d'autres progrès pour remédier. Expropriés de notre culture, dépouillés de valeurs dont nous étions épris - pureté de l'eau et de l'air, grâces de la nature, diversité des espèces animales et végétales -, tous indiens désormais, nous sommes en train de faire de nous-mêmes ce que nous avans fait d'eux."&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112967065698981703?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112967065698981703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112967065698981703' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112967065698981703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112967065698981703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/10/les-tarahumaras-et-le-dclin-de.html' title='Les Tarahumaras et le déclin de l&apos;Occident'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112956767352838814</id><published>2005-10-17T18:30:00.000+02:00</published><updated>2005-10-18T09:20:38.253+02:00</updated><title type='text'>Sous le soleil d'Hiroshima</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/images1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/400/images.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et si Hiroshima le 6 août 1945 à 8h15 du matin restituait mieux que n'importe quel autre événement mondial l'acme de la violence du monde matériel envers l'humain ? Quel événement pouvait à sa place mieux se présenter comme l'indépassable de la barbarie ? Quelques intellectuels français exilés à New-York prenait le pouls de l'acte impensable et se résignaient à ne plus penser le progrès comme une notion positive. Ils étaient membres du surréalisme ou du dadaïsme, Breton était là, mais à ses côtés un jeune Charles Duits perdait ses dernières illusions face au monde dit "moderne". La seule modernité que ce monde pouvait léguer à leurs enfants était une technologie toujours plus avancée pour exterminer et anéantir l'homme. A son retour en France, Duits ira, comme beaucoup, mais bien avant les beatniks des années 60 ou 70, chercher dans les philosophies orientales, le boudhisme zen notamment, une porte de sortie à cette impasse spirituelle dans laquelle se vautrait l'Occident.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"Hiroshima est partout", disait le philosophe allemand Günther Anders, mari de Hannah Arendt. Nous avons atteint un point extrème dans notre incapacité à accepter le "décalage" entre les productions technologiques et ce que nous en attendons comme améliorations de la vie quotidienne, et notre capacité à utiliser ces techniques à des fins de destructions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La justification éthique du "moindre mal", c'est-à-dire des vies prétendument sauvées grâce à ce lâchage sur deux villes japonaises, une seule ne suffisait pas pour les "essais" américains, à l'heure de l'entrée à l'école de millions d'enfants innocents, est, comme le souligne justement le philosophe français Jean-Pierre Dupuy, le comble de l'infamie. La justification politique qui a accompagné une telle prise de décision a plongé pour toujours l'Occident dans le remords et la culpabilité. D'autres décisions du même ordre ont aujourd'hui plongé le Moyen-Orient dans le chaos, sur les lieux mêmes où la civilisation sumérienne naissait, dans des temps anciens que trop peu de nous cherchent à connaître. Une langue efface ainsi l'autre de par son efficacité dévastatrice. Triste vérité de l'Histoire sur le champ dévasté par les dérives scientistes et matérialistes d'un monde qui n'a pas eu le temps de dire l'ensemble de ses promesses.&lt;br /&gt;(En passant sur le titre de cet article vous activez un lien qui vous emmène sur le site du photographe japonais Yosuke Yamahata qui était sur le champ de ruine d'Hiroshima le 10 août 1945).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112956767352838814?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.exploratorium.edu/nagasaki/mainn.html' title='Sous le soleil d&apos;Hiroshima'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112956767352838814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112956767352838814' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112956767352838814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112956767352838814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/10/sous-le-soleil-dhiroshima.html' title='Sous le soleil d&apos;Hiroshima'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112626411845453507</id><published>2005-09-09T12:36:00.000+02:00</published><updated>2005-09-09T15:36:48.413+02:00</updated><title type='text'>Le Mexique, Octavio et Lola</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/images.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/320/images.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pourquoi le Mexique ? De quelle nature peut bien être cette fascination que ce pays exerce sur moi depuis de si longues années ? Pourquoi cet "ailleurs", comme on élit un "autre" soi-même, et pas un autre précisément ? Sans doute parce que le Mexique, qu'André Breton voyait comme "étant surréaliste vingt-quatre heures sur vingt-quatre", répond parfaitement à toutes mes attentes, qu'elles soient politiques, esthétiques, anthropologiques. Parce qu'il est un hymne à être autre chose que ce que nous offrent les sociétés occidentales dont la dégénéresence structurelle a connue son acme dans le sud des Etats-Unis dernièrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Alors quoi d'autre ? Tout. Les différents niveaux de réalités révélés par la conscience cosmique des quelques cinquante-six ethnies indiennes répertoriées, les yaquis fiers et sublimes du nord et les tzotziles rayonnants du Chiapas, en pleine guerre larvée, la musique ranchera "del norte", Lola Beltran (c'est elle en photo) et la maison en ruine de Maria Felix retrouvée au hasard d'une pérégrination dans un village oublié.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et Octavio Paz qui ne cesse d'éclairer la nuit dans laquelle nous sommes. J'ai retrouvé il y a peu une introduction qu'il avait écrite, peu après avoir été nobélisé, pour la plaquette de présentation de la manifestation "Les belles étrangères" à Paris en 1991. Je vous en propose un extrait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"Le Mexique est un fragment, une partie d'une hsitoire beaucoup plus vaste. Les révolutions contemporaines en Amérique-latine ont été et sont des réponses à l'insuffisance du développement, d'où procèdent aussi bien leur justification historique que leurs fatales et évidentes limites. Les modèles de développement que nous offrent aussi bien l'Est et l'Ouest sont des compendiums d'horreurs : pourrons-nous à notre tour inventer des modèles plus humains et qui correspondent mieux à ce que nous sommes ? (...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Allons-nous enfin nous montrer capables de penser une société qui ne soit pas fondée sur la domination d'autrui et qui ne nous mène ni aux glacials paradis policiers de l'Est ni aux explosions de nausée et de haine qui interrompent le festin de l'Occident ?"&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112626411845453507?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112626411845453507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112626411845453507' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112626411845453507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112626411845453507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/09/le-mexique-octavio-et-lola.html' title='Le Mexique, Octavio et Lola'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112575187015942394</id><published>2005-09-03T14:19:00.000+02:00</published><updated>2005-09-04T18:35:31.296+02:00</updated><title type='text'>Mourrez, damnés de la terre !</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;De quelle naïveté pouvez-vous encore vous prévaloir vous qui avez sans doute eu des vacances complètes, retrouverez la trépidente vie de bureau, oh combien enrichissante, à la rentrée, où vous aurez d'ailleurs l'insigne privilège de causer du dernier roman de Michel Houellebecq, vu que c'est de cela qu'on cause sur son lieu de travail, pour imaginer encore que les quelques catastrophes de l'été ne sont finalement qu'une fatalité de plus auxquelles il est facile d'échapper statistiquement. Seulement voilà, ces faits divers, à savoir la mort de dizaine d'enfants issus de l'immigration brûlés vifs à Paris, ces chutes étranges d'avions pourtant modernes, et, cerise sur le gâteau, ces milliers de morts de la Louisiane cette semaine, ne sont les fruits du hasard que pour les quelques millions d'endormis que beaucoup sont encore, assoupis intellectuellement par la pseudo-abondance prodiguée par la bienfaisante société de consommation.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;Le fait que dans des sociétés richissimes comme la nôtre, des familles maliennes dont les enfants sont nés en France et scolarisés dans les écoles de la République se retrouvent parquées comme des animaux dans des taudis en plein Paris n'est que le produit des logiques d'exclusion sur lesquelles cette société d'abondance (cessons de l'appeler ainsi !) se repaît. Un même signe viens de nous parvenir des Etats-Unis, où un long travelling télévisé dans les rues de la Nouvelle-Orleans dévastée, parle plus que les centaines d'études statistiques pourtant publiées sur la ségrégation sociale à l'oeuvre dans la grande puissance occidentale : ils sont tous noirs ceux qui hurlent à l'aide dans les rues ! Quelle honte pour tous ces dirigeants politiques qui ont consciencieusement parqués leurs "nègres" dans des cages symboliques, à savoir là où ils risquent le plus, dans des immeubles insalubres, parfois construits, comme en Louisianne, sur des zones innondables. Quel cynisme institutionnel !&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;Au-delà du constat c'est bien la logique capitaliste dans toute sont étendue qu'il faut lire en filigrane de ces faits-divers sordides. Les exclus du sytème sont "marqués" comme victimes avant d'être suspectés d'être des coupables potentiels. Voyez comment la garde nationale aux Etats-Unis installe les réflexes d'une "préférence" économique en choisissant de défendre plutôt les marchadises que les êtres humains. Cela parle autant que le travelling de tout-à-l'heure qui ne montrait que des visages noirs, ceux des pauvres gens qui n'ont pas pu, ou pas su, car pas aidés ou informés suffisament, quitter la ville. A Paris, ce sont des années de politique spéculative dans laquelle vous êtes nombreux à vous fourvoyer car c'est tellement bon de faire une petite culbute sur une revente d'appartement et de fermer les yeux de retour au bureau pour ne parler que de ce qui est important : la rentrée littéraire.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;Et les avions me direz-vous ? Que viennent-ils faire là-dedans ? Mais ces avions mal entretenus sont ceux que vous courtisez en recherchant à tout prix le voyage le plus rentable vers la plage de vos rêves médiocres, sur laquelle vous lisez sans doute le dernier Houellebecq ou le Da Vinci Code, sans savoir que vous poussez le système à répondre en tirant la qualité vers le bas. En avion ça ne pardonne pas. Pour une veste importée de Chine ou d'ailleurs, ce sont les coutures qui claquent, c'est moins grave. Comment croyez-vous que l'on arrive à vous offrir des bas prix sur tout un ensemble de produits ? En rognant sur la qualité et le coût de la main d'oeuvre.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-family:verdana;font-size:100%;"  &gt;Une jeunesse qui s'habille en Gap et qui écoute du MP3 plutôt que de se révolter ne suscite pas mon respect. C'est une façon moderne de collaborer et de rejoindre les porcs du PS, version "Ferme des animaux", de George Orwell, et de se taire sur ce que l'on savait tous, depuis des années, car on passait devant ces squats de Paris et on connaissait ces baraques de Louisianne en bois si typiques.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112575187015942394?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112575187015942394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112575187015942394' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112575187015942394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112575187015942394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/09/mourrez-damns-de-la-terre.html' title='Mourrez, damnés de la terre !'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112490493616760734</id><published>2005-08-24T19:03:00.000+02:00</published><updated>2005-08-25T12:31:22.066+02:00</updated><title type='text'>Les (vieux) masques tombent</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Force est de constater que dans le vieux monde de la politique française le système binaire de la pensée, qui semble-t-il s'est internationalisé et à connu son point orbital sous la philosophie guerrière de George Bush ("Ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi"), a de beaux jours devant lui avec des ténors de la mauvaise foi comme Michel Rocard, dont les frasques de la pensée s'étalent dans le Nouvel Observateur, journal de la gauche "rangée" aux ordres du capitalisme compris comme fatalité de l'histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"Il faut régler le débat centenaire (sic) entre pseudo-marxistes et vrais réformistes" assène gaillardement notre vétéran de la scène politique, sans se douter que dans cette proposition poussiéreuse il faut déjà relever un point sémantique douteux qui laisserait supposer qu'il regretterait de n'avoir pas eu affaire à de "vrais marxistes" au sein d'un PS au bord de l'implosion. Je vais vous consterner, mais ce n'est pas ce qui est révélé tout au long de l'entretien qu'il m'a été donné de lire, et qu'au contraire les "vieux marxistes" sont bien ceux qui ont osé appeler à voter pour le "non" au référendum sur le traité constitutionnel européen, tandis que les "vrais progressistes" sont bien les caciques du PS bon tein comme lui qui au passage brocardent les associations comme Attac qui ont osé pousser le peuple de France à essayer de comprendre ce que l'on essayait de leur vendre sous couvert d'un progrès sans limite, comme autrefois des réfrigérateurs à une France peu vigilante car sortant des années de privation dues à la guerre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Au moins c'est clair ! Si vous avez voté "non", et que l'on vous demande ce que vous êtes politiquement, vous pouvez désormais avec assurance répondre "marxiste" dans les dîners en ville, ce qui est du meilleur effet je vous le jure. D'autant que papy cause de sa retraite verte de l'Aveyron, en chemisette lila, et j'imagine la piscine pas loin. Evidemment vous ne pouvez pas comprendre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Moi ce que j'ai bien compris c'est que ces gens-là, Aubry, Strauss-Kahn, Lang et consorts, sont la nouvelle droite française collaborationniste qui se rallie "pour les intérêts du pays", refrain qui fleure bon la mise en parenthèse des valeurs de la République sous le gouvernement de Vichy en 1940, au dogmatisme libéral car on ne peu plus reculer. Car penser n'est-il pas dire "non" comme le préconisait Alain (c'est un philosophe) ? Penser contre le discours dominant n'est-il pas l'acte le plus probant que puisse accomplir un individu qui se considère comme tel et non pas comme un échantillon statistique ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Alors Marx me direz-vous ? N'étant pas spécialiste je ne pourrait que vous conseiller de vous pencher sur les sites consacrés à la production de l'homme *, mais force est de dire, haut et fort, qu'au jour d'aujourd'hui, si une pensée, et une seule, a toute sa place pour entamer une réflexion critique sur le règne despotique de la marchandise érigée en culte suprême dans nos sociétés dégénérées, c'est Karl Marx, le philospophe qui a pensé aussi l'accumulation du capital et sa non redistribution comme élément constitutif du mal capitaliste. Ceci n'est pas une critique de l'économie de marché car celle-ci est consubstancielle à l'homme. Il y a eu des échanges dès l'aube de l'humanité, mais l'étude des modalités de leur mise en place et de leur systèmes permet aussi de révéler que ceux-ci, et c'est encore vrai dans les sociétés dites "sous-développées", s'exécutaient sur des valeurs autres à fort pouvoir symbolique. Et ne parlons pas de la valeur d'usage des choses qui s'est évanouie au profit d'une simple valeur d'échange, que la valeur travail elle-même est bafouée sur l'autel de la rentabilité et des exigences du tout marketing.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C'est parce que le "non" était protéiforme et que la gauche officielle refuse de l'accepter qu'elle va imploser en vol comme un Mac-Donnel Douglas mal révisé, et de grâce, ne vous appitoyez pas sur les pleurnicheries qui vont surgir ça et là à ce moment historique où la France sera débarrassée d'une "fausse gauche", pour entrer dans un âge de maturité ou la parole des citoyens sera de moins en moins encadrée par des professionnels de la pensée consensuelle.&lt;br /&gt;* Voir particulièrement le site plein de ressources de &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/marxiens"&gt;Jean Zin&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112490493616760734?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112490493616760734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112490493616760734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112490493616760734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112490493616760734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/08/les-vieux-masques-tombent.html' title='Les (vieux) masques tombent'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112463022189285473</id><published>2005-08-21T14:49:00.000+02:00</published><updated>2005-08-21T23:40:34.106+02:00</updated><title type='text'>Dans un passé pas si lointain</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/60-jahre-kriegsende1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/200/60-jahre-kriegsende.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait quelques temps déjà que j'y pense. Il va bien falloir se soumettre à quelques exercices de pensée retrospective. Pas de nostalgie à trois balles ! Surtout pas ! Mais savoir ce qui a vraiment compté pour nous, dans cette époque pas si lointaine "when we were so young and beautifull..."&lt;br /&gt;"An ideal for leaving" qu'ils disaient. Jusqu'à quel passé récent avons nous su le tenir cet idéal. Pourquoi ces ballades dans un Paris dévasté par l'architecture moderniste des années 80 donnent-elles un goût amer ? Pourquoi le marché Malik des puces de Saint-Ouen n'offrira plus jamais au regard le même enchantement ? J'ai encore le souvenir des odeurs des fripes que l'on dénichait comme des trésors qui garantissaient au retour chez nous les signes d'une appartenance merveilleuse. Je ne me risque plus vraiment rue Saint-Denis, ou rue Sainte-Opportune sans chercher vainement les repères d'une époque indécise mais pleine de promesses. Ces promesses n'étaient-elles pas déjà seulement le mode de vie que nous nous autorisions pour survivre dans un monde que nous savions déjà vieux et obsolète ?&lt;br /&gt;Quelqu'un a écrit que "le vrai sentiment de l'Europe est une nostalgie de l'Europe". En revoyant sur le petit écran "Les ailes du désir" de Wenders, j'ai trouvé que la force et la faiblesse de ce film résidaient, et cohabitaient, dans cette nostalgie. Les seuls personnages auxquels je portais attention étaient les personnes âgées, marchant dans un Berlin encore dévasté que déjà ils ne pouvaient reconnaître. Je développerai quelque chose là-dessus je pense.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112463022189285473?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112463022189285473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112463022189285473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112463022189285473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112463022189285473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/08/dans-un-pass-pas-si-lointain.html' title='Dans un passé pas si lointain'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112453965468115114</id><published>2005-08-20T13:19:00.000+02:00</published><updated>2005-09-04T18:28:10.626+02:00</updated><title type='text'>Ne les lâchez pas d'une semelle !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/Wonder.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/200/Wonder.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans la théorie du renoncement érigé en philosophie de l'existence il semblerait bien que la classe politique française tout entière ai fait sienne ce principe qui défie toute éthique minimale alors qu'elle se doit de servir le peuple par le biais des mandats pour lesquels ces femmes et ces hommes ont été placés dans différentes assemblées pour nous représenter.&lt;br /&gt;Selon les principes d'une approche dialectique hégélienne on peut se rendre compte que la mise en jachère de ces exigences de représentation procède du rapport des maîtres, dominants de classe, qui auraient intériorisé à un point tel leur position dans la hiérarchie sociale, qu'ils ne peuvent plus envisager de la voir remise en cause par le corpus indéfini des citoyens. Les votants du "oui" à la Constitution européenne ne se sont même pas rendus compte qu'ils étaient passés sous la coupe du discours dominant des ces maîtres, et trahissaient du coup eux aussi le peuple délaissé dans les affres de l'esclavage.&lt;br /&gt;Nous sommes sous le coup des agressions répétées d'une caste d'élus singulièrement sûrs d'eux-mêmes qui assènent et professent d'en haut, d'une hauteur dont vous n'êtes même pas invités à faire partie puisque le principe de séparation sur lequel s'est établi leur pouvoir, par les diplômes accumulés, les hautes fonctions administratives occupées, leur permet cette impunité du discours. &lt;br /&gt;Mais cette caste de couards assermentés, agripés à leurs mandats comme des coquillages à leur rocher, ne semble plus prétendre à rien de concret en terme propositionnel. Au contraire ils nous offrent le spectacle affligeant d'un renoncement permanent à proposer un modèle de société pérenne affranchi de la dictature de l'économie marchande, qui pourtant entraîne la ruine du monde et souille les bases anthropologiques des échanges symboliques humains fondamentaux. Leur dernier éclat ? Faire semblant de s'étonner, voire de s'affairer, sur la fragilité d'une économie liée à la consommation des hydrocarbures comme source d'énergie principale. Pourtant ce sont bien eux qui, au pouvoir, à droite comme à gauche, ont privilégié ce mode de consommation au mépris de la santé publique et de la raison économique même.&lt;br /&gt;Constatez à quel point ils ont peur. Peur de bouger dans le sens d'une pensée individuelle, harnachés dans huis-clos calfeutré des secrétariats nationaux des grandes formations politiques dont plus rien ne sort depuis des lustres, terrorisés à l'idée de resservir quelques textes critiques issus d'une pensée libérée (Marx, Lefebvre, Morin, Lefort, Mascolo).&lt;br /&gt;Le capitalisme se heurte depuis des années à l'incapacité même de résoudre son plus parfait paradoxe entre la réduction incessante du nombre de salariés à temps plein pour des raisons de maintien de la productivité, c'est-à-dire de la compétitivité sur un marché de la libre concurrence, et la sauvegarde d'un volant lambda minimum de travailleurs salariés susceptibles de dépenser un salaire minima dans des actes de consommation toujours plus aliénants.&lt;br /&gt;La France semble s'être fourvoyée dans le ventre mou de la pensée économique et politque, au point que nous sommes débordés par une pensée critique du libéralisme produite aussi bien outre-atlantique (de Chomsky à Ryfkin), qu'outre-Rhin (de Sloterdijk à Bauman).&lt;br /&gt;C'est pourquoi il faut non seullement rester vigilants sur le rendu des mandats de vos élus, mais ne pas les lâcher d'une semelle pour bien leur faire comprendre qu'ils doivent s'adapter à vos exigences, et non pas tenter de vous endormir par l'exact inverse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112453965468115114?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112453965468115114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112453965468115114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112453965468115114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112453965468115114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/08/ne-les-lchez-pas-dune-semelle.html' title='Ne les lâchez pas d&apos;une semelle !'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112437949304712255</id><published>2005-08-18T17:09:00.000+02:00</published><updated>2005-08-20T13:14:48.973+02:00</updated><title type='text'>Sur le passage du temps et quelques images mexicaines</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/VC111.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/200/VC11.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'activité principale des individus dans les sociétés développées occidentales constistant à résoudre en permanence des questions liées au stress financier afin de maintenir un toit sur sa tête, un semblant d'alimentation saine dans son assiette et une scolarité encore digne à ses enfants, je n'échappe pas à la règle. Au contraire, compte tenu de l'évolution constante de notre environnement marchand, je la subit et tente de concilier une activité alimentaire dans les arts graphiques et une activité artistique en tant que photographe. C'est donc à une brève introduction à mon travail sur l'image que je veux vous amener. Ce sera l'occasion aussi de développer plus tard une critique radicale de la façon dont est présenté le temps libre dans nos sociétés, extension de l'aliénation à des activités de loisirs purement en lien avec l'économie, sans qu'aucun sociologue ou politicien officiel ne daigne relever que le seul progrès acceptable que nous puissions relever à l'issue de cet achèvement de la modernité est bien de débarrasser les gens de l'aliénation du travail pour qu'ils puissent s'accomplir dans l'enrichissement intellectuel et des échanges symboliques d'une autre teneur.&lt;br /&gt;Lydia Mendoza, la chanteuse mexicaine dont vous voyez une photographie dans un article plus loin, est donc un lien pratique vers ce pays à la fois imaginaire et réel : le Mexique. Premier terrain de mes explorations photographiques, et surtout teritoire immense d'une initiation au voyage dont les fondements radicaux sont inscrits en moi pour toujours. C'est le Mexique de la Révolution (achevée), d'une littérature puissante (dont Carlos Fuentes est un des points d'orgue), et d'exporations anthropologiques et psychédéliques sous le signe d'Antonin Artaud chez les indiens huicholes, tarahumaras et yaquis.&lt;br /&gt;Tout voyage commence par une attente dans une gare routière et l'éblouissement des destinations proposées comme un cadeau fait au monde. Puis viennent les premières sensations et les premières images d'une grande expérience. Puisqu'il y est question de musique... (NB : en passant votre pointeur sur le titre de cet article vous pouvez aller directement par un lien hypertexte vers l'adresse de mon portfolio en ligne sur le site chambrenoire.com).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112437949304712255?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.chambrenoire.com/026/philippe_calloix/philippe_calloix.htm' title='Sur le passage du temps et quelques images mexicaines'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112437949304712255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112437949304712255' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112437949304712255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112437949304712255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/08/sur-le-passage-du-temps-et-quelques.html' title='Sur le passage du temps et quelques images mexicaines'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112435921988894848</id><published>2005-08-18T11:41:00.000+02:00</published><updated>2005-08-18T18:05:50.463+02:00</updated><title type='text'>Le bruit et la fureur</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La société post-moderne a totalement digéré toutes les formes révolutionnaires produites par les "angry young men" de toute l'Europe durant tout le début du XXe siècle, mouvement accéléré par deux guerres mondiales de haute technicité parachevant même dans leur cynisme et leur totale cruauté les esthétiques des avant-gardes en consacrant le cubisme dans les tranchées de 1914-18, comme le constatera Fernand Léger, et le surréalisme froid à Hiroshima en août 1945, laissant Breton et ses amis à la terrasse d'un hypothétique café new-yorkais perdre leurs dernières illusions sur l'espèce humaine.&lt;br /&gt;Charles Duits, écrivain prodigieux et oublié des français, jeune poète exilé aux côtés du pape du surréalisme aux Etats-Unis à ce moment même de l'histoire moderne, perdait ses croyances en une aube meilleure où la science consacrerait les ambitions d'une société qui se prétendait tournée vers l'achèvement du bonheur universel. Il retournera en France et, après quelques douloureuses crises mystiques, trouvera dans l'écriture d'une oeuvre unique dans son genre un échappatoire à la folie des hommes. Ses textes consacrent l'érotisme suprême et primitif à la manière d'un Reich et le dépassement de la conscience sous l'emprise d'expériences sous psychotropes qui réconcilieraient Michaux et Castaneda.&lt;br /&gt;Ansi l'histoire commençait vraiment...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112435921988894848?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112435921988894848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112435921988894848' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112435921988894848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112435921988894848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/08/le-bruit-et-la-fureur.html' title='Le bruit et la fureur'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15540519.post-112436174840895244</id><published>2005-08-18T09:26:00.000+02:00</published><updated>2005-08-20T13:16:34.236+02:00</updated><title type='text'>Lydia Mendoza</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/1600/mendoza200.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/2888/1442/200/mendoza200.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lydia Mendoza est une chanteuse mexicaine issue d'une famille ayant émigré au début du XXe siècle du Mexique vers les Etats-Unis, fuyant la révolution mexicaine qui visiblement ne plaisait pas à ses parents plutôt conservateurs. Elle fera une brillante carrière au Texas chantant dans tous les théâtres et autres lieux consacrés à la musique populaire, enregistrant de nombreux disques, et finira par être nommée au Texan Women All of Fame.&lt;br /&gt;Je l'ai découverte sur une compilation extraordinaire consacrée à la "Texan-Mexican border music", disque vinyl merveilleux (pochette cartonnée à fort grammage avec une carte détaillée de la région concernée) d'une série de plusieurs albums non réédités (comme hélas souvent depuis le passage au compact-disc) en cd.&lt;br /&gt;Cette photographie peut servir d'introduction à des choses qui vont suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15540519-112436174840895244?l=usagedumonde.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usagedumonde.blogspot.com/feeds/112436174840895244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15540519&amp;postID=112436174840895244' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112436174840895244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15540519/posts/default/112436174840895244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usagedumonde.blogspot.com/2005/08/lydia-mendoza.html' title='Lydia Mendoza'/><author><name>felipe jorge</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13263177326502976205</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='25' src='http://4.bp.blogspot.com/_Tcw8U5CeqUI/STlLwyupgNI/AAAAAAAAABI/jBaUG4LWsIM/S220/sleeping.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
